Les filles de joie I ... La journée de la femme.

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Les filles de joie I ... La journée de la femme.

Message  Admin le Ven 4 Mai - 15:32

Une sinistre histoire en deux volets.

En ce qui me concerne, elle a commencé en mars, alors que j'étais à fond dans le tournage d'un film sur les tiankengs du géopark de Leye-Fengshan où j'avais la charge d'assurer la sécurité dans un environnement plutôt difficile.
Mais voilà qu'on me demande d'aller dans un conté voisin. La "Blue Sky Team", une équipe de secouristes que j'ai formé pendant une semaine à la spéléo est en but avec un problème. Un assassin aurait jeté les corps de ses victimes dans un gouffre. Mais la base du gouffre est noyée, et deux seulement des sept victimes qu'il a reconnu avoir assassiné ont été retrouvé.
En dehors de caractère peu réjouissant de cette affaire, je n'ai pas le temps.
Ma première réaction était de leur demander de mettre un bateau sur le plan d'eau et de sonder à l'aide d'une corde lestée pour me donner la profondeur exacte de ce plan d'eau. En effet, l'exemple de Sanmenthai a montré que ce type de puits peu très probablement se prolonger sous l'eau à des profondeur que ni mon matériel ni mon niveau d'entrainement ne me permettent d'envisager de plonger.

24h plus tard, les nouvelles du terrain ne sont pas bonnes. Le puits n'est toujours pas équipé. Les deux corps sont toujours au en bas, à la surface de l'eau. Un sac de matériel est tombé au fond… La police considère cette affaire comme extrêmement importante. Il est évoqué de faire venir des plongeurs de Pékin mais comment les faire descendre et surtout remonter.
Je considère alors le risque d'accident avec une équipe trop jeune travaillant sous pression face à des difficultés qui les dépassent. Et quelque part, ils se sont sans doute avancés pour cette mission confiant de la formation qu'ils avaient suivit a Fengshan…

Je négocie donc une journée, où le tournage pourrait se passer de moi, Jack étant là pour assurer.
Au matin, je me rend au bureau qui est aussi et surtout mon local matériel et prépare de quoi faire une plongée légère.
Le parking est l'objet d'une activité inattendue. Des chaises empilées, des tables… Que se passe-t-il ? On m'explique que c'est le women's day, et qu'un grand barbecue est organisé par le bureau du tourisme. L'équipe du film est invitée... Zut, je vais rater ça.

Une voiture de police vient me chercher. Ça faisait partie de mes conditions, ainsi, j'ai 4 h de route à l'aller comme au retour pour me reposer, ce qui n'est pas du luxe vu l'activité quotidienne de cette période. Ça me permet aussi d'apprécier sans volant dans les mains une ballade à travers le karst dans des paysages fantastiques. Une pause à mi-chemin pour manger, et nous voilà sur place. L'équipement du puits est tout juste terminé. Enfin c'est ce que l'on me dit. Le gouffre est situé juste à gauche de la route. A droite, la forte pente du terrain descend jusqu'au fond d'une grande dolmen. L'entrée est en entonnoir et on ne voit pas le fond depuis la route, même si en se penchant de trop on aurait toutes les chances d'y tomber. Je demande à descendre voir d'abord avant d'envisager de plonger, mais pour le moment, il faut attendre car des équipes sont en train de descendre et il y a des risques de chute de pierres. Pendant ce temps, par radio, des nouvelles remontent du fond. De nouveaux cadavres sont découverts. Trois, quatre… sept il y en a sept ! Voilà qui tombe bien. C'est bien le nombre recherché par la police. J'en conclue que je ne plongerais pas et c'est une bonne nouvelle pour moi.

Après un temps interminable, il devient possible de descendre. Je prend avec moi de quoi planter quelques ancrages supplémentaires au cas où. Le départ se fait sur un simple et mauvais amarrage naturel. Il y a des frottements partout et le sol n'a pratiquement pas été nettoyé des cailloux instables. La descente se fait dans une goulotte qui ne demande qu'à drainer les chutes de pierre vers les personnes en cours de descente. Je réserve pourtant la batterie du perfo pour plus bas. Il y a une espèce de terrasse fortement déversante encombrée de prospectus d'une campagne de prévention contre le sida. Là trois sauveteurs sont disposés, leur plan étant de tirer la charge en même temps qu'un autre placé sur une autre corde en face du puits mais plus haut. Cette double traction est supposée hisser la charge au milieu du puits, puis sur la terrasse où un gros camion-grue prendra le relais depuis la route. Je place deux points supplémentaires car je remarque que les ancrages ont tous été enfoncés à moitié et que ce plan pourrait bien engendrer des efforts considérables. Je descend plus loin jusqu'à la verticale de l'eau. Puis je reviens sur le palier. On me demande mon avis. Ce serait de tout déséquiper et de recommencer depuis le début. J'essaye de les convaincre de remplacer cette illusoire double traction par une poulie de renvoi mobile mais ils ont apparemment oublié à quel point c"était pratique. OK, pas besoin de perde plus de temps. Les cordes frottent de partout mais on ne risque pas de faire de mal aux victimes et la roche est peu agressive… On me demande d'installer une corde de plus pour placer une personne à la lèvre du puits pour dévier la corde. J'objecte que si la double traction est active il n'y aura rien à dévier et que si elle ne l'est pas cette personne serait bien incapable de contrer les forces en jeu. Allez, on essaye. Traction !

Le système tel qu'installé pourrait à la rigueur marcher, si la personne en face maitrise la technique du balancier. Il apparait bien vite que ce n'est pas le cas. On pourrait bien tirer à quatre sur un palan, à part coincer la charge à la lèvre du puits, on n'arriverait à rien. Je laisse donc mes trois équipier avec le problème et remonte pour aller voir comment ça se passe en face, et éventuellement remplacer le balancier. Si la première descente était plutôt mal équipée, la deuxième descente était carrément dangereuse. Je descend en doublant des amarrages, réduisant des frottements agressifs. Je finit par placer ma propre corde à coté de l'existante. Le balancier est installé sur deux sangles prenant un arbrisseau d'un coté et une maigre racine de l'autre. Ils ont mis là la personne la plus lourde dont ils disposaient. Le temps que je le rejoigne, il a retrouvé le mode d'emploi et arrive à remplir la fonction. Vu l'état de l'équipement, il ne peut pas faire mieux. Je descend à une vire idéale pour placer une poulie de renvoi mobile et perce les trous nécessaire à son équipement. Je perce également de quoi équiper correctement le balancier s'ils veulent persister dans cette technique inadaptée ici et je ressort. Je redescend dans la première goulotte et perce de même de quoi arranger les choses. S'ils le veulent, ils mettront les amarrages.
L'évacuation de tous les corps prendra encore trois jours de plus.
Dans un camion de pompier, on me montre les bouteilles des appareils respiratoires qu'ils utilisent. C'est du matériel quasi neuf et de très bonne qualité. Je branche mes détendeurs, ça fonctionne. Je pourrais éventuellement utiliser ces bouteilles ultra-légères gonflées à 300 bar.

Entre temps, le premier sac est arrivé sur la route. On devine un corps recroquevillé. Je touche pose une main dessus et suis frappé par le froid.
J'apprend quelques détails de l'affaire. Toutes les victimes sont des femmes. L'assassin les kidnappait et réclamait de l'argent à leur famille. Puis il les tuait et le jetait dans le gouffre. Je quitte les lieux, on me dit qu'il faudra sans doute que je revienne, plus tard, après que les autopsies et analyses aient été terminées, pour rechercher éventuellement des armes ou d'autres choses qui auraient pu être jetées ici.

Dans la voiture, au retour, de nuit, le policier qui conduit est moins bavard qu'à l'aller. Je pense aux collègues en train de faire la fête. Mais pas moyen de se détacher de l'idée bizarre que l'auteur du scénario de cette journée n'a pas fait dans la nuance. J'attends un moment propice pour appeler Alice, peut-être chez son mari à faire la fête ? Oui, elle doit avoir des nouvelles pour me faire sourire…
"hello, How are you? did you spent a pleasant women's festival ?"
"No, thank you, this is the worst day in my life. I think I was dead. Could not move. Very very cold. Could not even call phone. I think I was dead. Now is a little better…"

Pas moyen de sourire aujourd'hui. Non, vraiment, le scénariste était pas cool.


Dernière édition par Admin le Ven 4 Mai - 15:39, édité 1 fois

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Les filles de joie II ... La fête du travail.

Message  Admin le Ven 4 Mai - 15:39

Allez savoir pourquoi.
L'an dernier, j'ai hérité de l'intégrale de Brassens en MP3. Les filles de joie est la chanson qui m'a le plus accrochée. Je ne la connaissait pas, mais son rythme de marche, son équilibre, sa justesse… A ceux qui m'en demandait le sens je ne pouvais que dire que l'impossibilité d'apprécier une chanson de Brassens est sans doute parmi ce que l'on perd de plus à être chinois.

Donc, pas plus tard qu'avant-hier, je suis retourné terminer cette mission dans le conté voisin.
Je m'excuse du relatif anonymat de mon récit, je connais le nom du gouffre et sa position exacte. Mais cette affaire est considérée comme secrète. On m'a demandé de ne pas en révéler les détails et même les gens avec qui je travaille à Fengshan en sauront moins que vous.
En effet, cette histoire de serial killer serait la plus grosse en son genre dans cette région et il ne faudrait pas que la presse s'en empare… Encore que sachant comment les choses se passent ici, je ne doute pas une seconde que tout le monde soit au courant et que les vidéos et photos prises le mois dernier par la police circulent sur internet.

Il était convenu de revenir quand j'aurais le temps. Alors j'ai choisi la fête du travail et son lendemain. Ça ne convenait pas trop à la police, la fête du travail, c'est sacré. Ils ils ont aussi besoin de l'armée (les pompiers en Chine sont des militaires). Du coup, on a décidé de faire autrement, de gérer ça presque entre spéléos. Nous prenons donc la route le soir, dans ma voiture, avec Jack et Youcha, une chinoise de Guilin qui a décidé de migrer temporairement à Fengshan pour faire de la spéléo. Tous deux ont suivi en assistants toutes les formations qui ont eu lieux à Fengshan et Jack dévore la spéléo depuis un an. Après une pause dans le dernier hôtel avant le trou, nous rejoignons la "bleue sky team" à l'entrée de la cavité. On a le temps devant nous. Une journée pour équiper et descendre le matériel (que les pompiers peuvent mettre à profit pour emporter les bouteilles au poste de gonflage et les ramener), une journée pour plonger et tout ressortir.

Pour équiper un puits profond, rien de tel que de commencer par une escalade. Un répartiteur de charge est placé une dizaine de mètres plus haut que la route. En face, c'est à dire à plus de 50 m, Jack est allé descendre placer un autre répartiteur de charge. La difficulté a consisté à installer faire passer la corde depuis un arbre au bord de la route à travers une poulie placée sur ce second répartiteur, et repartant vers le premier avec une autre poulie au bout, la fameuse poulie mobile à travers laquelle passe notre corde de traction. On peut ainsi régler exactement la position de la corde descendant verticalement. Une poulie sur le premier répartiteur permet de gérer la traction depuis la route ou la voiture fit office d'amarrage naturel. Une troisième corde est installée pour tirer éventuellement cette poulie mobile sur un axe perpendiculaire à son mouvement normal. Si les cordes sont assez longues, on peut tout gérer confortablement.
Cette installation est quasi luxueuse pour une simple plongée que chez nous on aurait géré avec des spéléo descendant en portant une partie de la charge jusqu'en bas. Mais ça aurait pris un temps infini, et d'autre part, parmi les charges, il y a tout de même deux mini rafts que personne ne saurait remonter accroché à son baudrier.
J'avoue aussi que j'avais envie de leur monter ce qu'on gagne à bien préparer les choses.

Les cordes de portage étant installées, on y suspend un bateau et la moitié du matériel et on descend le tout à mi-hauteur. Je descend alors en reprenant l'équipement du puits, au plus simple, mais en nettoyant les pierres instables. A hauteur de la charge, grâce à la troisième corde, l'équipe en haut fait penduler le raft de façon que je puisse placer une cordelette qui me permettra, à mon arrivée en bas du puits, de le récupérer. C'est qu'il n'y a pas un mètre carré de berge là en bas !
Bien entendu, la corde est trop courte. Jack doit improviser un passage de nœud dans la poulie de traction. Ce qui ne lui pose aucun problème bien qu'il n'ait jamais eu l'occasion de pratiquer cette technique auparavant.
Arrivé dans mon bateau, encombré de matériel, je fait une inspection de la vasque. Il y a des bonnes et des mauvaises nouvelles. La première bonne nouvelle est que l'eau est claire. Une autre bonne nouvelle est qu'elle n'est pas très profonde d'après le mini-sonar confirmé par un sondage à la corde lestée. La mauvaise nouvelle, c'est que deux nouveau corps flottent à la surface, et que la radio m'annonce que les bouteilles ne sont pas revenues du gonflage.

Le deuxième bateau et le restant du matériel disponible descend, avec en plus deux sacs, la police en ayant amené avec elle…
Je suis bien installé au frais dans mon bateau et continue à m'hydrater copieusement en préparation de la plongée du lendemain.
Il se produit alors un phénomène curieux : sur un bord du lac, le bruit caractéristique de l'air passant dans l'eau se fait entendre. J'ai beau m'approcher au plus près, je ne vois ni ne sent d'évidence de courant d'air. Ce phénomène durera plus d'une heure.
Les sacs sont grands et rectangulaires. En les faisant flotter entre deux eaux, j'arrive avec l'aide d'un bambou à pêcher un corps et à attacher le sac à la corde de traction. Je demande une traction de un mètre pour tester mon attache, puis demande la traction, et rien ne se passe. J'empaquette le second corps et l'accroche. le système est largement dimensionné et à vrais dire il ne reste plus grand chose de l'un des cadavres. Mais la traction ne répond toujours pas, la radio est en panne. Je remonte donc tranquillement après avoir constitué un port, à l'abris des chutes de pierres, mais accessible depuis le bas de la descente.

Arrivé en haut, on tracte les charges, Jack à la manœuvre, et nouveau passage de nœud dans la poulie effectué dans de bonnes conditions de sécurité. J'observe que Youcha s'est arrogé une position clef dans la manœuvre et que globalement ça tourne plutôt rond.
La charge arrivée à proximité de l'amarrage de tête, une tyrolienne est rapidement installée en prenant une voiture de police judicieusement placée comme amarrage coté route. La tension de la tyrolienne est contrée à la fois par la traction, permutée en frein de charge, et par la poulie mobile. Il y a donc de la manœuvre pour tout le monde : un mouflage et deux largages. L'arrivée des charges délicatement posées sur le macadam est applaudie.

La nuit arrivant, nous rangeons sommairement le chantier et partons pour Baise, ville où sont casernés les pompiers car il y a un problème à régler : il serait impossible de gonfler les bouteilles pour un problème de connexion.
La caserne ressemble à une caserne de pompier, sauf que le portier a un uniforme de l'armée. Je suis frappé par la qualité et l'état irréprochable du matériel. Il faut dire que la lutte contre le feu n'est pas une mince affaire dans le Guangxi. Mais de là à s'équiper à plus de 50% chez Mercedes-Benz…
Le problème de gonflage est vite réglé. Les compresseurs sont de marque Coltri, fabriqués en Italie. Ils sont livrés avec une série d'adaptateurs qu'il suffit de placer dans le bon ordre et avec des joints. Le gonflage est rapide et les bouteilles chauffent énormément. Il n'est pas dit que je disposerais de beaucoup plus d'air qu'avec les bouteilles locales, mais plonger avec des bouteilles légères aurait posé d'autres problèmes. Nous finissons la journée très tard, après avoir écourté un repas inutilement long.

Dur labeur pour une fête du "vrais" travail.

Le lendemain, nous repartons pour notre trou. Sans attendre que le soleil ne cogne trop fort je descend aux bateaux pour m'installer et m'équiper au frais. Il est prévu deux personnes pour descendre m'aider. je leur demande de ne pas se précipiter et de ne venir que lorsque les bouteilles descendront. je peux ainsi lever une topo de la vasque. Je remarque que le niveau a baissé et qu'une ouverture est visible à l'endroit où il y avait un bruit d'air la veille. Le bruit venait tout simplement de la décompression d'un volume étanche que l'abaissement de l'eau libérait. Vu le temps que ça a duré, ça doit être grand là-derrière…

Enfiler un costume de plongée dans un mini-raft est un peu acrobatique. Mais on y arrive, tranquillement. Chaofan et Wuyun, deux éminents membres de la Blue Sky Team me rejoignent. Les bouteilles arrivent. Je prolonge la corde de traction par une corde lestée filant au fond de l'eau. Sur un bloqueur, j'y installe une bouteille d'oxygène. Je finit de m'équiper et c'est partit. Je descend et règle l'oxygène à 6 m de profondeur. Je vois déjà le fond. L'eau est claire et la lumière du jour est plus forte que mes lampes. Ma première idée était de laisser un sac en bas de la corde, d'installer le fil d'ariane de trouvaille en trouvaille et au retour de ramener au sac ce qui est facilement transportable. Je trouve d'abord un trousseau de clefs, puis après une courte navigation je vois des premiers os. Puis deux crânes. Je change alors mon plan et décide de naviguer avec le sac. La recherche est longue et méticuleuse. Mais plus je m'éloigne de la base du puits et plus le sol caillouteux fait place à des dunes argileuses ou sableuses dénuées de tout matériaux provenant de la surface. Je n'ai donc pas vraiment besoin de m'éloigner beaucoup de la zone lumineuse malgré l'envie de partir en exploration. Je reviens en rembobinant mon fil d'ariane, puis repart… et ainsi de suite. Je trouve une troisième tête. Mais pas de corps et pas d'arme.

Après un peu plus de 40 mn de recherche, je remonte avec une décompression luxueusement lente. Pourquoi se priver ? A partir de maintenant, tout temps d'attente joue en ma faveur. Wuyun et Chaofan m'aident à me dépêtrer de mon encombrant scaphandre, et surtout à remonter sans effort dans le bateau, ce qui est loin d'être facile. Remballer les affaires est toujours plus rapide que de préparer la plongée et la traction peut rapidement se mettre en route avec une grosse moitié du matériel. Pendant la montée, Chaofan et Wuyun inspectent à leur tour la surface du lac. Ils découvres deux autres "morceaux" de cadavre. Il faut dire que le niveau de l'eau a encore baissé. Je retourne voir le passage qui s'est ouvert. Ça passe en se couchant dans le raft ! derrière, il y a un grand lac de plus de 100 m, et on est à nouveau bloqué. Je ne fouille pas trop, si jamais le niveau remonte un peu, le raft ne passe plus, et ces variations me semblent trop rapides pour être naturelles. Elles sont sans doute provoquées par vase communicants avec un barrage.

On accroche ce qui reste à remonter à le corde, et on quitte les lieux un par un, non sans avoir accroché les bateaux à la corde de traction.
Ce dernier chargement est sensiblement plus lourd que les précédents. Les manœuvres demandent plus d'énergie, mais ne sont pas vraiment plus compliquées. Je constate avec plaisir que cette série de transports a bien bénéficié à l'expérience de l'équipe. Et c'est très bien puisque je suis en repos de post-plongée. Je ne participe au déséquipement qu'en spectateur. Et je glane plus de précisions.

L'assassin, un homme de 30 ans travaillant dans une compagnie de livraison de colis, kidnappait principalement des prostituées, puis téléphonait à leurs proches pour soutirer des sommes de l'ordre de 20000 yuans (2000 euros). Mais il tuait systématiquement ses victimes une fois la rançon versée. Il aurait démarré sa sinistre besogne en octobre. La police a pu mettre la main dessus parce qu'il a fait verser de l'agent sur sa carte bancaire. Il prétend que sa petite amie est dans le coup, mais elle nie et la police pense qu'il ment sur ce point.
La police tenait à cette plongée pour une raison simple : les sept corps récupérés lors de la première recherche correspondaient selon leur ADN a des personnes qui ne correspondaient pas toutes aux crimes imputables à cet assassin. Certaines manquaient à la liste, d'autres n'en faisaient pas partie. Les corps récupérés cette fois-ci complètent la liste et les victimes surnuméraires ont permis de lever les incertitudes concernant un second assassin dont s'est inspiré le premier… Ce sont en tout plus de dix crimes qui ont été éludés imputables à deux criminels.
L' assassin tablait sur l'hypothèse que les familles des prostituées ont souvent leur familles loin des lieux où elles exercent et pensait ainsi avoir peu de chance d'être confondus par le recoupement des affaires entre elles si elles étaient gérées dans des contés différents. De même, la police pouvait considérer que le plaignant n'apportait aucune preuve de meurtre mais seulement d'extorsion. Il y avait aussi peu de chance, la prostitution étant interdite en Chine, qu'une plainte émane du lieux où elles travaillaient. Et quand bien même, il se serait agit d'une plainte pour disparition de prostituée...
La police n'a mis la main dessus que parce que l'une des plainte a été rapprochée d'une autre pas le numéro de compte en banque où il se faisait verser l'argent…

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La complainte des filles de joie

Message  Admin le Ven 4 Mai - 15:41

Bien que ces vaches de bourgeois
les appelle les filles de joie
c'est pas tous les jours qu'elles rigolent
parole
parole
c'est pas tous les jours qu'elles rigolent
...

Si vous avez le temps, cherchez et écoutez cette chanson de Brassens en hommage à ces pauvres filles mortes d'être déconsidérées par la société.

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Re: Les filles de joie I ... La journée de la femme.

Message  mystheria le Lun 7 Mai - 11:17

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Quelques photos

Message  Admin le Mar 29 Mai - 9:14

Installation


Coté traction



Luo Hongjie au passage de nœud dans la poulie fixe coté traction


Coté poulie mobile


Youcha au largage de la poulie mobile


L'objectif : une corde de traction verticale au milieu du puits



Vu d'en face




Protection solaire


Descente des charges



Descente des mini-rafts


Traction



Utilisation d'une voiture de police comme amarrage "naturel" pour la tyro de descente.


Arrivée du matériel… et de quelques pièces à conviction





Restauration


Détails



L'équipe



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